Une histoire du soir

Une histoire du soir

Chez nous on lit beaucoup : les histoires du soir mais aussi dans la journée, surtout que Maxence commence à savoir lire et qu’il prend goût à la lecture pour mon plus grand plaisir. Généralement le soir les enfants choisissent leur livre, et souvent on finit par choisir de lire les aventures d’un des héros du magazine Pomme d’Api. Mais souvent, quand je regarde les films et que je vois les parents inventer une jolie histoire je me dis que ça fait aussi de magnifiques souvenirs pour une famille d’avoir sa propre histoire. Je me suis donc amusée à créer cette jolie histoire pour endormir mes loulous (ce qui ne les empêche pas de se relever trois ou quatre fois quand même pour boire, me dire que doudou s’est fait la malle ou encore me montrer la petite coupure qui a besoin d’un petit pansement …).

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Face au destin

Il y a quelques semaines, j’ai voulu participer à un concours de nouvelles organisé par Librinova. Et puis j’ai profité de la vie … et comme la nouille que je suis, j’ai loupé la date limite d’envoi. Je vous propose donc ma petite nouvelle dont la première phrase devait être commune à tous les participants.
Bonne lecture !
unesourisbleue.fr

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Une histoire parmi tant d’autres

Elle en rêvait depuis des années…
Maëlle était une petite fille de six ans, elle faisait plus grande que son âge. Toute le monde complimentait ses parents sur ses long cheveux dorés et souples avec lesquelles toutes les coiffures étaient possible. C’était un rêve pour sa maman qui avait toujours voulu avoir une petite fille, une petite princesse. Papa aussi était heureux, il lui apprenait à jouer au foot et aux petites voitures, et Maëlle adorait passer du temps avec son papa.
Depuis qu’elle allait à l’école elle s’était fait des copains, ils s’étaient même suivis cette année à l’entrée dans « l’école des grands ». Ca l’avait rassurée, elle avait voulu faire la grande devant papa et maman pour qu’ils soient fiers, mais au fond elle était bien contente de retrouver les mêmes têtes dans la cour des grands. Après tout, cette année, ils allaient être « les plus petits des plus grands » comme leur avait dit la maîtresse.
Mais finalement ce que l’on voit de l’extérieur n’est pas toujours le reflet de la réalité … Une belle maison peut cacher une grande solitude, des parents aimants peuvent cacher une grande peine.
Maëlle n’était pas toute seule le jour de sa naissance, il y avait aussi Ninon … Mais Ninon a disparu. Un jour ensoleillé. Une longue ballade en famille qui s’est terminée par un drame. Les filles s’amusaient à cache-cache dans la forêt, après le pique nique familial. Maëlle avait fermé les yeux le temps de compter jusqu’à dix. Elle avait longtemps cherché sa sœur, puis tout le monde s’y était mis. Mais personne ne l’avait retrouvée …
Cette disparition avait choqué tout le monde bien sûr, mais Maëlle le savait au plus profond d’elle-même, sa sœur était en vie. Elle le répétait chaque jour à ses parents, elle voyait bien que ça leur faisait du mal, mais elle ne pouvait pas abandonner cette idée. Tous les soirs une fois la lumière éteinte, elle entendait sa maman pleurer, mais elle, elle le savait, un jour elle la retrouverait !
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Pour lire la suite c’est par ici !
Je participe au concours de nouvelles organisé par Rock’N’Lolita, si ma nouvelle vous plaît venez voter !

La raison de l’amitié #3

Voici la fin de l’aventure de nos héros.


Si vous avez manqué le début c’est d’abord ici puis .

Charlotte et Anne échangèrent un regard interrogateur. Comment était-ce possible … Ils étaient bien tous les trois en voiture au moment du choc ? Mais au fait, quel choc … que s’était-il vraiment passé ?
L’infirmière leur expliqua qu’elles avaient été amenées par hélicoptère dans la nuit à l’hôpital de Châteauroux. Elles étaient toutes les deux inanimées, avec de nombreuses blessures. Aujourd’hui elles étaient toutes les deux hors de danger mais devaient rester en observation quelques temps.
– Mais comment ça toutes les deux ? Et Mike ? S’inquiéta Charlotte. Comment avez-vous su pour l’accident.
– Vous avez été trouvées seules au bord de la route, c’est tout ce que je sais mesdemoiselles.
– Trouvez-nous quelqu’un qui pourra nous expliquer s’il vous plait ! Charlotte était en larme …
– Pour le moment reposez-vous. Je vais voir ce que je peux faire.
Anne se remémora le pacte qu’ils avaient fait tous les trois à l’âge de onze ans.
Ils allaient tout le temps jouer dans la forêt et s’étaient construit une cabane où ils passaient la plupart de leur temps libre. Charlotte aimait y aller seule pour rêvasser comme à son habitude. Anne y avait amené des coussins pour la rendre plus confortable. Et Mike avait apporté des cadenas pour qu’ils ne se fassent pas cambrioler. Leurs caractères étaient déjà bien dessinés, chacun sa tâche, chacun apportait aux autres. Ils étaient complémentaires et inséparables.
Ils savaient qu’ils seraient toujours seuls contre tous, et avaient décidé qu’ils feraient tout pour ne jamais être séparés. Ils décidèrent de mêler leurs sangs et de jurer que rien à part la mort ne pourrait les séparer. Mike avait apporté un des nombreux canifs de son père. Il en avait tellement qu’il s’était dit que celui-ci ne lui manquerait pas beaucoup. Ils fendirent la peau de leur pouce droit chacun leur tour et récitèrent leur pacte sous un ciel noir, éclairés par la douce lumière de la lune.
Depuis ce jour là, ils étaient unis à jamais. Corps et âmes.
Quelqu’un frappa à la porte de leur chambre. Deux hommes sombres entrèrent, le regard éteint.
– Mesdemoiselles, bonjour. Police. Nous venons vous poser des questions sur votre accident.
Anne et Charlotte échangèrent un regard inquiet. Elles voulaient comprendre tout en ayant peur de savoir ce qui s’était passé.
– Justement, entama Anne, nous n’avons pas vraiment de souvenirs, nous espérons que vous allez nous en dire plus !
– Pouvez-vous nous dire qui était au volant de la voiture ?
– Ah donc vous avez bien retrouvé la voiture ! S’exclama Charlotte ! Et Mike ?
– Pour le moment veuillez répondre à ma question ! 
L’homme n’était pas très avenant et n’avait pas vraiment l’air d’avoir l’intention de les rassurer. Etait-il là pour comprendre ou simplement pour boucler au plus vite son enquête ? Anne répondit, voulant en terminer au plus vite avec cet entretien qu’elle pensait sans issu.
– C’était Mike, notre ami, qui conduisait. Nous avons passé la soirée en ville, et comme Charlotte et moi avions un peu trop bu, c’est lui qui a pris le volant.
– C’est bien ce que nous pensions.
– Donc vous savez où est Mike alors !!! Le coupa Anne !
Charlotte se rendit compte qu’elle avait compris depuis le début. Ils savaient tout les uns des autres depuis le pacte. Du moins c’est ce qu’ils voulaient croire. Anne ne voulait pas y penser …
– Nous avons retrouvé votre voiture en bas de la falaise. Vous avez eu beaucoup de chance toutes les deux d’être éjectées. Mais le conducteur dont vous parlez est introuvable.
Le choc … Encore … Comment était-il possible de ne pas retrouver une personne ! Il avait surement était éjecté, comme elles, de la voiture et était rentré chez lui après s’être réveillé seul au milieu de rien ! La rivière ne pouvait tout de même pas balayer une vie de cette façon.
Depuis ce jour, Anne lui avait imaginé une vie à l’étranger, réalisant son rêve de devenir architecte. Elle le revoyait régulièrement en rêve. Charlotte, elle non plus ne l’avait pas oublié, mais elle s’était faite au drame, et pensait simplement à lui avec tendresse, imaginant secrètement qu’il veillait toujours sur elles comme il l’avait toujours fait.
Charlotte pris Anne par le bras et l’emmena vers l’ascenseur. Elle vacillait toutes les deux et allait encore devoir prendre un taxi pour rentrer. Même si n’étaient jamais ivres, elles ne prenaient jamais le volant après une soirée de ce genre.
– Anne je te ramène chez moi, tu as encore bu un verre de trop. Laisse Mike où il est et revient sur terre.
Elles rentrèrent ensemble, comme après chaque vision d’Anne, partageant cette blessure encore bien douloureuse.
Le corps de Mike n’avait jamais refait surface …

La raison de l’amitié #2

Vous avez découvert Anne, Charlotte et Mike la semaine dernière. Voici la suite de leurs aventures !
Si vous avez manqué le début c’est par ici.
Charlotte, Anne et Mike avaient vécu leur jeunesse et leur adolescence dans le même village au bord de l’Indre. Un village de deux cent quatorze habitants, calme, avec ses on-dit comme partout. La relation qu’ils avaient tous les trois avait toujours amusée leurs parents respectifs lorsqu’ils étaient petits. Tout le monde avait imaginé que Mike se marierait avec l’une ou l’autre, mais bien sûr, par esprit de contradiction sûrement, chacun avait décidé de suivre son propre chemin.

Ils avaient toujours été la cible des autres au collège et au lycée du fait de cette amitié que personne ne pouvait comprendre. Finalement les foudres qu’ils subissaient ne faisaient que renforcer les liens qui les unissaient. Tout ça ne les empêchait pas de faire la fête le week-end comme tous les jeunes gens de leur âge.
Anne était la voie de la raison : elle conduisait et veillait sur ses compères comme une mère poule. Charlotte dansait toute la soirée, elle était toujours la dernière sur la piste de danse, et entraînait ses amis avec elle. Elle était plutôt la voie de la passion. Mike, quand à lui, était leur garde du corps. Il se tenait toujours à distance, mais ne les quittait pas des yeux. En fin de soirée, généralement il n’était plus très lucide, et ce moment là, Anne le détestait. Son ami tentait toujours d’aborder les filles qu’il rencontrait, et elle avait du mal à le raisonner pour le faire rentrer.
Elle s’était toujours demandée ce qu’il serait bien capable de faire si elle n’était pas là pour le raisonner. Mais cette idée ne faisait qu’effleurer son esprit bien sûr, Mike n’était pas le genre de d’homme à agresser quiconque.
Un soir, pour fêter l’anniversaire d’Anne, Charlotte et Mike décidèrent de dévergonder un peu leur amie !
– Ce soir ma chérie, c’est toi qui boit et c’est moi qui conduit ! Lui annonça Mike.
– Je voudrais bien voir ça ! Toi ? ne pas boire de la soirée ? Lui lança Anne sur un air de défi.
– Mais oui, je vais te prouver que j’en suis capable !
– Et puis je vais le surveiller … Renchéri Charlotte.
– De toute façon, je me connais, après trois verres je vais m’arrêter …
Ils arrivèrent en ville, commencèrent par manger une pizza chez leur Italien préféré. La soirée débuta par un verre de sangria, puis se poursuivit dans un bar du centre dont la terrasse bordait l’Indre. Les tequilas et autres alcools forts s’enchainaient sans se faire prier, contrairement à ce qui avait été promis. Anne avait la tête qui commençait à tourner.
Elle demanda à Mike de les ramener, elle avait un mauvais pré-sentiment et ne voulait plus poursuivre la soirée. Mais elle n’était plus du tout en état de conduire. Charlotte non plus d’ailleurs … Mike avait moins forcé sur la dose que ses amies et pris le volant.
La voiture d’Anne zigzaguait sur les petites routes de campagnes qu’ils connaissaient par cœur.
Soudain, sans comprendre comment ni pourquoi : un bruit sourd, un choc … et plus aucun souvenir, à part celui de se retrouver à l’hôpital le lendemain matin …
Charlotte et Anne était dans une chambre commune.
– Mais … que s’est-il passé ? Bredouilla Anne en croisant le regard de Charlotte qui émergeait.
– Je crois qu’on a eu un accident … J’ai mal à la tête !
– Mais où est Mike ?
L’infirmière entra et leur expliqua qu’elles avaient eu beaucoup de chance. Lorsque les filles lui demandèrent comment allait leur ami, elle leur répondit qu’elles n’étaient que deux au bord de la route et qu’il n’y avait personne d’autre … Et pas de voiture non plus …

Elle donne tout

Comme chaque matin, Pompon grimpe
avec délicatesse et fermeté à la fois sur le lit de Rachel pour venir réclamer
son dû. Rachel remue doucement son corps pour éveiller ses sens, ouvre un œil,
puis l’autre. Elle passe sa main sur le pelage soyeux de son compagnon,
heureusement qu’il est là.

Comme chaque matin, elle pose
d’abord le pied droit à terre, sans vraiment y faire attention. Puis le pied
gauche. Elle ouvre ses volets, froissant légèrement les sourcils, le temps pour
ses pupilles de s’habituer à la douce lumière matinale. Elle respire le parfum
enivrant du jasmin qui pousse sous sa fenêtre.
Puis, comme chaque matin, elle se
sent seule.

Rachel a maintenant atteint bien
plus que l’âge de raison, et pourtant elle n’a rien construit. Elle est de
celles qui ont eu des amants, pour ça oui ! Certains l’ont éveillée au
plaisir des sens le temps d’une étreinte, quand d’autres l’ont fait languir,
des semaines durant, promettant de quitter leur femme. Elle avait tenté de
profiter de la vie, comme ses amies le lui avaient conseillé. Elle avait tenté
le tout pour le tout pour en retenir certains … Mais rien n’y a fait, Rachel
n’est pas « celle » qui est choisie pour la vie. Elle n’est pas
« celle » qui est la mère de ses enfants. Elle n’est pas « celle »,
tout simplement …  

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Je participe à la 4ème édition du Prix Littéraire “e-crire auféminin” organisée par AuFéminin et Longchamp.

Si vous voulez connaître la suite c’est par ici.

Et si ma nouvelle vous plaît … vous pouvez voter pour moi !

Potentiel évoqué – Le manège

J’ai décidé de participer au rendez-vous « Potentiel
Evoqué » de Papa Panique : une envie d’écrire autrement de temps en
temps !

#PotentielEvoqué une invitation par PapaPanique  à laisser libre cours à votre imagination.
Sur une photo originale de Crevette d’ODouce.
Réutilisation autorisée uniquement dans le cadre de
#PotentielEvoqué

Joséphine était en train
de trier les vieux cartons de son grenier. Il fallait bien y faire un peu de
place, on n’apercevait même plus la petite fenêtre qui amenait un peu de
lumière dans cette grande pièce sombre et pleine de poussière. D’ailleurs ce n’était
peut être pas plus mal, on ne voyait plus les petites particules scintillantes,
dans les rayons du soleil, qui lui chatouillaient si souvent les sinus !
Il fallait tout de même
faire de la place pour y entreposer les vieux jouets qui ont servis aux enfants
et aux petits enfants … le temps a passé … ils sont bien grands maintenant.
Timéo, le petit dernier de la tribu a sept ans maintenant. Mais elle ne se voit
toujours pas jeter « ses vieilleries » comme ils disent tous. Louise,
Charles et Léandre avaient pourtant été contents de les retrouver, ces jouets,
quand ils amenaient leur progéniture chez mamie.
Tout à coup en poussant
les cartons, Joséphine tomba sur le vieux manège qu’avaient tant aimé ses 3
enfants, tout poussiéreux mais encore bien vaillant. Elle l’alluma, toute tremblotante
… il fonctionnait toujours … Cette musique … Ce tourbillon … Ce merveilleux
souvenir qui lui remonta en mémoire !
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C’était l’été 1952, il
faisait chaud et les longues robes de l’époque n’étaient pas faites pour aider
les femmes à se rafraichir ! Les Jeux Olympiques qui se déroulaient à Helsinki
faisaient beaucoup parler la presse, en pleine guerre froide il s’agissait de
rallier les peuples. Evita Peron quittait ce monde et  les millions d’Argentins qui l’idolâtraient. Mais
tout cela n’intéressait pas Joséphine : elle avait 18 ans, le bel âge, et
elle était amoureuse. Alphonse était « un bon parti », ses parents
avaient réussi et ils avaient une grande maison. Quand la famille de Joséphine
avait su qu’ils se fréquentaient, elle avait tout de suite approuvé bien
évidemment. Il était l’homme parfait.
Début août se déroulait
la fête du village. Les enfants adoraient ce rendez-vous annuel : manège
de chevaux de bois, marchand de glace, feux d’artifice … Du haut de ses 18
ans Joséphine était restée une enfant pour ça.
Elle se rendait à la
fête avec son amie, Anna, mais ne se doutait pas encore de ce qui l’attendait,
seuls ses parents étaient dans la confidence bien sûr.
Joséphine admirait
timidement les chevaux de bois qui tournaient, ils étaient un peu usés mais
toujours aussi magiques pour elle. Alphonse le savait. Alors qu’il s’approchait
d’elle, Jo sursauta lorsqu’il l’étreignit tendrement. Il avait une surprise
pour elle : 2 tickets pour un tour de manège.
–         
Mais tu es fou, nous ne pouvons pas, nous sommes
bien trop vieux pour ce genre de choses.
–   Trop vieux ? Mais à 18 ans si on se fait
plus plaisir, qu’allons-nous devenir. Lui répondit-il ironiquement.
Il la prit par la main
et la fit monter dans le carrosse. C’était le plus pratique pour les amoureux,
c’est ce qu’elle pensa à ce moment là.
–         
Ma chérie, tu es heureuse ?
–         
Oh que oui, merci de m’avoir poussée à le faire,
c’est toujours aussi magique pour moi !
–         
Je voulais dire … heureuse … avec moi ? Lui
demanda Alphonse, timidement.
–         
Mais bien sûr quelle question ! 
Elle le regarda dans les yeux, elle y vit tellement d’émotions qu’elle se mit a pleurer sans savoir
pourquoi … Il s’agenouilla devant elle, dans ce carrosse tourbillonnant, il
avait du mal à la regarder tellement sa tête tournait !
Alphonse mit sa main
dans sa poche et en sorti une minuscule boîte … Joséphine compris sans réaliser
vraiment ce qui se passait. Elle en avait le souffle coupé.
–         
Joséphine, depuis un an, nous sommes les plus
heureux du monde, je voudrais le prouver au monde entier : veux-tu m’épouser ?
Il tomba assis sur le
plancher du carrosse qui s’arrêta de tourner … Tout le monde se mit à rire !
Puis Anna vit la petite boîte dans sa main.
–         
Ils vont se marier !!! Cria-t-elle d’un
coup.
–         
Heu, en fait, Jo n’a pas répondu …
–         
Jo !!!! Alors !!!!
–         
Mais heu … mais … OUI bien sûr !
Hurla-t-elle d’un coup, complètement perdue.
–         
Jeunes gens, vos tickets s’il vous plaît ?
Le tenancier n’avait
rien suivi de l’affaire. Joséphine et Alphonse descendirent du manège, et
rejoignirent leurs amis.
–         
Elle a dit oui !!!
–         
J’ai osé dire oui !!!
Ce fût la plus belle
journée de sa vie. Avant toutes les autres qui suivirent.
ooo
Joséphine repensa
tendrement à cette journée qu’elle n’avait jamais oubliée. Alphonse n’était
déjà plus là, malheureusement.
Anna, elle, faisait
toujours partie de sa vie et elles aimaient à se remémorer leur jeunesse toutes les deux chaque jeudi après midi autour d’un bon thé à la mûre ou à la
framboise.

Joséphine ne s’était
jamais remariée, au désespoir des siens, mais elle n’avait jamais eu l’envie de
passer à autre chose, tout avait été parfait avec Alphonse et elle avait voulu
que ça reste comme ça.